Histoire du domaine

Les bâtiments ont été édifiés par la famille Oger-Boutroy qui repose aujourd'hui en la chapelle de Fressancourt non loin du domaine. Il s'agissait alors, en 1850, d'une sucrerie, qui était alimentée par la voie de chemin de fer venant de Versigny.

L'édification du château se termina en 1870. Il se composait d'une aile principale, de son orangerie qui la reliait à l'aile secondaire. Les bâtiments construits en briques étaient habités sur trois étages et bénéficiaient de magnifiques caves voûtées.

Les platanes existant encore furent amenés par chariots pour être plantés à l'occasion du mariage en 1900 de la fille du propriétaire avec le baron de Vivès.

Hélas au cours de la guerre 14/18 la sucrerie fût détruite, l'orangerie et l'aile annexe furent aussi bombardées. Il ne reste plus alors que le château occupé par la Kommandantur allemande.
Celle-ci profita d'une large vue panoramique pour installer un blockhaus encore existant à l'heure actuelle et dont les meurtrières ont été remises à jour été 2009. Lors de l'occupation du château, les allemands se servaient de la position élevée du toit en guise de mirador.

Après la grande guerre, en 1919, le domaine devient la ferme du Mont Rouge dirigée par le Baron Coppée sous forme de société agricole appelée la SIAS et dont le régisseur était M. Foyard (beau-père de M. Gaillot) jusqu'en 1952 ; suivi par M. Clair, directeur de la SIAS jusque 1980. Devant les difficultés, le baron Charles de Vivaise vend le domaine à la criée le 1er décembre 1933, dans un chemin sur ses terres.

Les 600 hectares sont achetés par le baron Coppée qui continue de les exploiter jusque dans les années 80. La SIAS fonctionne en micro-société, un peu sous l'égide du fameux familistère Godin de Guise. Les descendants du baron demeurent dans la région, au château de Fourdrain entre Brie et Fourdrain.

Aux alentours de 1985 le domaine de la SIAS est partagé en plusieurs lots qui sont achetés par les exploitants agricoles de la région. A cette époque, le terrain est transformé en verger avec la plantation de 1700 pommiers, une trentaine de mirabelliers et autant de cerisiers, noyers, poiriers.

Des heures de gloire, il reste le château, transformé par les propriétaires successifs, en salle de réception, les chambres devenues chambres d'hôtes, une dizaine d'hectares de parc arboré avec son étang, son verger, sa partie boisée, une longère réhabilitée en habitation, gîte et dortoir, la forge réservée maintenant pour les vins d'honneur ou barbecue ; le corps de ferme en exploitation, ses écuries et ses paddocks.

Propos recueillis auprès de MM. Gaillot et Clair.

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